Association Marocaine des Enseignants de Français

Actualités



  Le Comité provincial de  Rabat - Salé -Témara de l''Association Marocaine des enseignants de Français (AMEF) a organisé une formation de théâtre aux professeurs de Français du primaire, collège et le cycle qualifiant le dimanche 13 novembre 2016 à la Fondation Orient Occident

Nos activités sur notre blog:

amefcplarache.over-blog.com/

 

 

La troisième journée du stage de formation des cadres associatifs affiliés à la Fédération internationale des professeurs de français est consacrée à la publication des activités sur le site de la fédération . L'importance de cet axe est capitale puisqu'elle permet d'assurer une meilleure visibilité des actions entreprises par les différents comités provinciaux du royaume.

activité sur le site AMEF

Au cours de la 3ème journée de formation

le Comité Provincial d'Agadir de l'Association Marocaine des Enseignants de Français

(AMEF) représenté par Massira EL MOUHADER participe au Stage des Cadres

Associatifs de Rabat.

Pour cette année scolaire 2016-2017, l’occasion vous est donnée, une nouvelle fois, à vous collégiens et collégiennes, lycéens et lycéennes du Maroc de participer au Concours du Meilleur Journal Scolaire

Association Marocaine des Enseignants de Français (AMEF)

9 novembre, 09:36

Appel à communication du colloque d'hiver
L’Association Marocaine des Enseignants de Français
Colloque national :
les 30, 31 janvier et 1 février 2017
À l’AREF (Académie Régionale de l’Éducation et la Formation) de Beni Mellal, Maroc
sous le thème : Les pratiques innovantes en classe de français

L’évolution de la réalité de l’enseignement-apprentissage des langues au Maroc est de plus en plus abordée comme un enjeu majeur du développement du système éducatif. En effet, la question linguistique est régulièrement évoquée chaque fois qu’il s’agit d’interroger le rendement de l’école et de ses principaux acteurs. Et le français est au centre de cette problématique, eu égard à son statut et à sa place à l’école et dans la société. Pour faire face aux difficultés que rencontrent les élèves dans leur parcours scolaire, et pour dynamiser davantage l’attractivité de l’école, l’innovation pédagogique est souvent présentée comme un élément important du processus de changement. Toutefois, la démarche innovante est au cœur d’une véritable controverse et sa mise en œuvre au Maroc soulève de nombreuses questions à différents niveaux :
- Institutionnel : l’innovation est-elle en réalité une pratique qui se décrète d’en haut ou bien est-elle le résultat de l’engagement de celles et de ceux qui la créent sur le terrain, nourris un enthousiasme particulier, par une passion encourageante ou par un militantisme important ? Notre système éducatif est-il réellement favorable au développement des innovations ? Favorise-t-il une reconnaissance institutionnelle ? Comment assurer un bon pilotage et une bonne conduite du changement ?
- Pédagogique : qu’est-ce l’innovation ? Sur quoi porte-t-elle ? Est-elle une démarche qui vise le professeur ou les élèves ? Ses démarches méthodologiques sont-elles plus importantes que ses objectifs ? Comment innover en respectant les programmes ? Quelle est la part des TICES dans toute innovation pédagogique : pédagogie, classe inversées… ? 
-Professionnel : doit-elle rester le fait de quelques enseignants isolés ou peut-elle toucher les traditionalistes, les réfractaires, les conservateurs ? Combien de professeurs changent leurs pratiques après des formations continues qui préparent à l’innovation ». ? Quel rapport entretient-elle avec l’identité professionnelle des enseignants ? Est-elle une expérimentation ou une aventure ? Qui sont les innovateurs et qui sont les réfractaires ? Quelles valeurs sous-tendent ces actions innovantes ? Quel rapport avec le parcours professionnel de l’enseignant ?
-Scientifique : l’école ne doit-elle pas renouveler ses pratiques ? Pourquoi ne pas intégrer les nouvelles technologies et les nouvelles données de la recherche scientifique ? Ne risque-t-on pas, en restant sur ses gardes, de favoriser l’idée d’un savoir figé, permanent, fossilisé, éternel, valable pour tous les temps ? Quelle place réserver à la créativité ? Que nous dit la recherche scientifique à ce sujet ? Quelles sont les tendances nouvelles en didactique des langues que l’on peut adopter (ex : perspective actionnelle) ?
-Didactique : comment assurer la cohérence entre les objectifs, les contenus, les supports et les démarches ? Les moyens d’enseignement sont-ils plus importants que les finalités et les objectifs ? Comment évaluer la plus value des nouveaux moyens ? Comment éviter l’inégalité des chances sur le plan didactique? Quelles nouvelles démarches adopter ? Quel rapport avec la motivation et avec la conduite de changement ? Est-ce une démarche de projet personnel ou bien une nouveauté bien encadrée par les orientations officielles en vigueur (RP) ? Porte-elle surtout sur le travail des élèves ou sur celui des enseignants ? Quel rapport avec les examens ?
-Personnel : pourquoi a-t-on recours à l’innovation ? Pour améliorer le rendement ? Pour éviter la routine ? Pour essayer de nouveaux dispositifs ? Pour faire ce qu’on aime ? Pour aider les élèves en difficulté ? Pour être à la mode ? Pour relever un défi ? etc.
Tous ces éléments sont complémentaires, mais l’aspect didactique et pédagogique est peut-être le plus important pour le colloque. En effet, chaque fois qu’il s’agit d’innovation la demande est forte en ce qui concerne ses principales composantes : les objectifs pédagogiques de l’innovation, les contenus, les supports, les démarches méthodologiques, les nouveaux outils, l’évaluation, etc. 
Force est de constater que l’innovation dans nos écoles est une action qui marque surtout les supports et parfois les démarches. Actuellement dominée par le recours au TIC, et autrefois à l’audiovisuel, elle propose surtout un cheminement scolaire différent, qui vise à favoriser d’autres pratiques d’enseignement-apprentissage en vue d’un meilleur rendement. Mais elle peut porter sur d’autres aspects : le réaménagement des contenus, le projet de classe, le porte folio d’apprentissage et d’évaluation, le retour aux anciennes recommandations souvent prônées mais peu appliquées (pédagogie différenciée, gestion de la classe hétérogène, projets d’élèves, autonomisation, aspects ludiques, etc.) . Sans oublier les pratiques nouvelles qu’impose les changements du dispositif institutionnel (filières internationales au lycée, parcours professionnel au collège, projets de la vision stratégique du ministère (Projet « Agir autrement » par exemple), concours des enseignants innovants, programme GENIE, etc.
Le colloque d’hiver de l’AMEF à Beni Mellal invite ainsi les participants à se pencher sur les aspects théoriques et pratiques de cette problématique, avec pour objectifs principaux :
- Rendre compte de la réalité de l’innovation en classe de français (ou de mieux connaître cette réalité), ses réussites et ses échecs ;
- Favoriser l’innovation pédagogique en français ;
- Mieux faire connaître les bonnes pratiques innovantes ;
- Favoriser un débat fructueux autour de cette problématique ;
- Interroger une réalité peu connue sur le plan scientifique et didactique ;
- etc.
Les contributions porteront sur les axes proposés ci-dessous : 
1. Les différents aspects de l’innovation pédagogique (institutionnel, didactique, pédagogique, méthodologique, etc) ;
2. Les projets pédagogiques innovants : les réussites et les échecs/limites ;
3. TICE et innovation ;
4. Les activités ludiques ;
5. Arts et apprentissage du français ;
6. L’audiovisuel en classe de français ;
7. Evaluation et/ou auto-évaluation dans la démarche innovante ;
8. Innovation et transdisciplinarité ;
9. Les nouvelles pratiques du français langue d’enseignement.
10. Rapport à l’innovation 
11. Enjeux du recours au numérique en classe ; 
12. Usage du TBI ;
13. Rapport motivation/innovation ;
14. Quel pilotage institutionnel de l’innovation ?;
15. L’innovation dans les dispositifs de formation des enseignants ;
16. Conditions pour innover.
Etc.